Le « Capitaine G »

Ainsi que le rapporte Alice Gadoffre-Staath dans ses mémoires, De la Résistance à l’Europe, le « Capitaine G » n’aimait pas parler de ses exploits de guerre : « J’ai tourné la page ». Il est pourtant impossible de dissocier Gilbert Gadoffre de l’expérience de la Thébaïde du Murinais. C’est là, de décembre 1942 à décembre 1943, que se situe l’épisode le plus marquant de son existence : depuis ce château, transformé en centre de publications clandestines, il formait et conduisait les « équipes volantes » chargées de la formation politique des maquis du Vercors. Son évasion spectaculaire du château, auquel les nazis avaient mis le feu en décembre 1943, serait rapportée par la BBC puis, en mars 1945, par le Bulletin de liaison des FFI : « Aux Armes ». Il poursuivit ensuite le combat dans le corps franc du Sidobre, avant de rejoindre la Ière Armée. En février 1945, Pierre Dunoyer de Segonzac définit ainsi son engagement au colonel de Virieu : « en tout temps, il a montré un cran remarquable et un courage de myope. Voilà un garçon qui, authentique gaulliste depuis 40 – ce qui est rare – a été gravement blessé, a accompli un exploit héroïque à Murinais, n’a cessé de crier « aux armes » et de les brandir et s’est montré brave comme un lion dans opérations du maquis du Tarn ».

Articles

  • Témoignage d’Alice Gadoffre sur les exploits du « Capitaine G » en 1943.
    Tiré d’Alice Gadoffre-Staath, De la Résistance à l’Europe, Montpellier, Espaces 34, 1994, pp. 119-122 : « Dans le salon très 1900... (...) J’étais libre ». 3 p.