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Espaces et politique

M1 – UE 1 – ECUE 2

Mardi, 10h-13h, du 20 novembre au 15 janvier 

Le 20 novembre : UPEC, salle i1-223

Les 27 novembre, 8 et 15 janvier : UPEC, salle i1-228

Les 4, 11 et 18 décembre : UPEM, salle C219

  

Enseignant·es : Sophie Blanchard, Amandine Chapuis, Anne-Lise Humain-Lamoure, Joanne Le Bars, Fabrice Ripoll (responsable)

 

Présentation : Ce cours présente des recherches récentes traitant de différentes façons le croisement entre « espace » et « politique ». Il soulignera la richesse mais aussi la complexité de ce croisement du fait de la polysémie du terme « politique » (la diversité de ses définitions) mais aussi du terme « espace ». Il s’agira d’identifier la dimension spatiale du champ politique mais aussi des rapports de pouvoir et de domination qui traversent les mondes sociaux sans faire de l’espace un facteur isolable. Deux grandes thématiques seront abordées. Une première séquence de quatre séances (en début et fin de période pour des raisons logistiques) sera consacrée à la démocratie participative, dispositif institutionnel à la fois promu et contesté depuis les années 1990. Il s’agit de revenir sur les concepts fondamentaux qui définissent l’exercice démocratique sur un territoire et de voir en quoi la démocratie participative induit des enjeux spécifiques et prend différentes formes, pour en cerner les réalisations, les potentialités, les écueils. Cette forme de démocratie peut induire en particulier un nouveau rapport aux territoires pratiqués et invite donc à questionner la notion de citoyenneté. Les démarches et les méthodes que l’on peut mobiliser pour analyser une forme de démocratie participative – les conseils de quartier (en Île-de-France) – seront présentées dans une perspective de recherche fondamentale ou appliquée sur ce type de sujet. Dans une seconde séquence de trois séances, il s’agira d’analyser la dimension spatiale des « mouvements sociaux » et autres formes d’actions dites « contestataires » et généralement considérées en science politique comme des pratiques « politiques » mais « non conventionnelles », ainsi que divers types de « militantisme » Nous verrons que la géographie des mouvements sociaux est en pleine croissance depuis les années 2000 et que la dimension spatiale, qui ne se résume pas aux enjeux d’aménagement ou d’environnement, est de plus en plus prise en compte dans le domaine pluridisciplinaire de la « sociologie des mouvements sociaux ». Nous aurons surtout l’occasion de présenter plusieurs exemples et plusieurs facettes du travail militant dans sa dimension spatiale.

 

Programme des séances

20 novembre – UPEC – Introduction du cours et de la séquence démocratie participative (ALHL)

27 novembre – UPEC – La démocratie participative en ville : concepts, formes et enjeux (ALHL)

4 décembre – UPEM – Vers une géographie des mobilisations (FR)

11 décembre – UPEM – Enquête sur une association de femmes (AC et SB)

18 décembre – UPEM – Femmes immigrées et scènes militantes en Île-de-France (JLB)

8 janvier – UPEC – Les conseils de quartier : démarches et méthodes d’analyse (ALHL)

15 janvier – UPEC – Participation et citoyenneté : une redéfinition du lien espace-politique (ALHL)

 

Modalités d’évaluation

Un dossier écrit (5 pages) qui peut prendre deux formes : - celles et ceux qui font un mémoire sont invité·es à croiser le thème du cours et celui de leur sujet de recherche. Il s’agit d’analyser le sujet traité sous l’angle « politique ». En quoi les enjeux sont-ils (ou non) politiques / politisés ? Quels sont les acteurs (individus, groupes, institutions) qui portent ou refusent cette politisation ? En quoi leurs relations sont-elles marquées par des rapports de pouvoir, clairement conflictuels ou plus invisibles ? Quelle est la dimension spatiale de ces enjeux politiques et rapports de pouvoir ? À rendre le 28 février. - Celles et ceux qui font un stage peuvent opter pour une fiche de lecture à partir d’au moins un texte en lien avec le thème du cours, à trouver et à faire valider par les enseignant·es. À rendre le 15 janvier.

 

Bibliographie indicative

Javier AUYERO, 2005, « L’espace des luttes. Topographie des mobilisations collectives », Actes de la recherche en sciences sociales, no 160, p. 123-132.

Marie-Hélène BACQUE, Yves SINTOMER (dir.), 2010, La démocratie participative inachevée. Genèse, adaptations et diffusions, Paris, Co-éditions ADELS / Yves Michel.

Laure BERENI, Anne Revillard, 2012, « Genre, féminismes et mobilisations collectives. Introduction », Sociétés contemporaines, vol. 1, n° 85, p. 5-15. 

Sophie BEROUD et al. (dir.), 2011, Engagements, rebellions et genre dans les quartiers populaires en Europe, 1968-2005, Paris, Éditions des archives contemporaines.

Hélène COMBES, David GARIBAY, Camille GOIRAND (dir.), 2016, Les lieux de la colère. Occuper l’espace pour contester, de Madrid à Sanaa, Paris, Karthala, coll. « Questions transnationales ».

Catherine NEVEU (dir.), 1999, Espace public et engagement politique. Enjeux et logiques de la citoyenneté locale, Paris, L’Harmattan, coll. Logiques politiques.

Érik NEVEU, 2005, Sociologie des mouvements sociaux, La Découverte, coll. « Repères », Paris. Fabrice RIPOLL, 2005, « S’approprier l’espace… ou contester son appropriation ? Une vue des mouvements sociaux contemporains », Norois. Environnement, Aménagement, Société, no 195, p. 29-42 [En ligne : https://norois.revues.org/489].

Fabrice RIPOLL, 2008, « Espaces et stratégies de résistance. Répertoires d’actions collectives dans la France contemporaine », Espaces et Sociétés, no 134, p. 83-97. [En ligne : https://www.cairn.info/revue-espaces-et-societes-2008-3-page-83.htm]